5e édition des Rencontres Michel Foucault, organisées par le TAP – Théâtre Auditorium de Poitiers et l’Université de Poitiers, en partenariat avec le Réseau Canopé, l’Espace Mendès France, Les Beaux-Arts, le Musée Sainte-Croix, et le concours de L’Actualité Nouvelle-Aquitaine et de la librairie La Belle Aventure.

• du 3 au 6 novembre 2016

• Poitiers, TAP – Théâtre Auditorium
et autres lieux

• Entrée libre pour les conférences, tables rondes

 

 

Rencontres Michel Foucault 2016 : In fine. Le Dernier Jour des vivants

Plusieurs chemins s’ouvrent à vous afin d’explorer ce délicat sujet des derniers instants. Qu’ils soient, sociétaux, médicaux, éthiques, juridiques, politiques ou même poétiques, tous les points de vue seront explorés et vous pourrez naviguer entre conférences, tables rondes, rencontres, films, expositions et spectacle. Ce sont, en effet, les pistes qui nous ont guidés afin de composer un programme très ouvert, susceptible d’intéresser spécialistes et curieux, militants ou indécis sur ces sujets.

En regard des débats et apports scientifiques, le spectacle de Mohamed El Khatib est une perle théâtrale et intime, l’exposition du Miroir, composée par une dizaine de spécialistes, nous réserve bien des surprises et des visions très personnelles sur ce thème qui résonne en chacun de nous. De même, le déjà fameux Les Vies de Thérèse, film inédit de Sébastien Lifshitz promet un beau regard sur la fin de vie d’une personnalité hors du commun…

 

Table ronde : Mourir malade : tuberculose, cancer et sida

3 novembre 2016 – 14h / 15h30 – TAP auditorium – gratuit

Table ronde animée par Frédéric Chauvaud, avec Dolorès Albarracin, Julien Gaillard, Romain Thomazeau

La peur et l’effroi face aux épidémies puis aux maladies occupent une place importante depuis l’Antiquité. Au lendemain de la Révolution française d’autres maladies sont apparues ou sont redécouvertes, comme le choléra et la syphilis qui semblent incurables.
L’issue apparaît fatale et le corps des malades devient l’objet de descriptions attentives. Trois maladies occupent une place à part et conduisent à la « mort pathologique » : la tuberculose, le cancer et le sida, mais il faut se demander quelle place elles occupent dans l’imaginaire social et les réactions qu’elles ont suscitées.

 

Dolorès Albarracin est maître de conférences en psychologie clinique à l’Université de Poitiers. Psychologue de formation, elle a travaillé dans des services d’hématologie-oncologie et
de médecine préventive. Ses recherches portent sur les enjeux psychiques de la maladie grave et l’éthique médicale.

Frédéric Chauvaud est professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Poitiers (Criham-MSHS), responsable de programmes de recherche sur l’histoire du corps et vient de co-diriger Le Sarcasme du mal. Histoire de la cruauté de la Renaissance à nos jours (PUR, 2016) et Le Corps en lambeaux. Histoire des violences sexuelles et sexuées faites aux femmes (2016). Il prépare un livre collectif sur Le Corps défaillant.

Julien Gaillard est doctorant au Criham (Centre de recherche interdisciplinaire en histoire, histoire de l’art et musicologie), prépare une thèse sur la tuberculose, en particulier le malade,
au prisme des émotions de la fin du 19e siècle au milieu du 20e siècle et a publié Le Corps tuberculeux lors de la Grande Guerre.

Romain Thomazeau est doctorant (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), membre de l’équipe de recherche EsPAS. Il prépare une thèse sur le sida entre le culturel et le biologique et a déjà publié Survivre ou en finir face au déluge : représenter le corps dans la crise du sida.

 

Table ronde : Cimetières, rites et rituels funéraires

5 novembre 2016 – 16h30 / 18h – TAP auditorium – gratuit

Table ronde animée par Frédéric Chauvaud, avec Emmanuel Fureix et Cécile Treffort 

Contrairement à l’Antiquité où les morts étaient relégués loin des vivants, le Moyen Âge invente le cimetière qui, associé à l’église, s’installe au cœur de l’habitat. Loin d’être un lieu « mort », il possède une forte dimension sociale et accueille, en plus des funérailles, de nombreuses autres activités, y compris profanes. Au 19e siècle, les politiques hygiénistes tentent de rejeter les cimetières à l’écart des villes, et pourtant, sur place on se réunit et on rêve d’une autre société.

 

Frédéric Chauvaud est professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Poitiers (Criham-MSHS), responsable de programmes de recherche sur l’histoire du corps et vient de co-diriger Le Sarcasme du mal. Histoire de la cruauté de la Renaissance à nos jours (PUR, 2016) et Le Corps en lambeaux. Histoire des violences sexuelles et sexuées faites aux femmes (2016). Il prépare un livre collectif sur Le Corps défaillant.

Emmanuel Fureix est maître de conférences d’histoire contemporaine à l’Université Paris 12. Il est l’auteur de nombreux travaux dont, en 2009, La France des larmes. Deuils politiques à l’âge romantique (1814-1840) et, en collaboration, La Modernité désenchantée. Relire l’histoire du 19e siècle français (2015).

Cécile Treffort est professeure d’histoire du Moyen Âge à l’Université de Poitiers et membre du CESCM. Elle travaille depuis longtemps sur les pratiques funéraires, avec, dès 1996, L’Église carolingienne et la mort (PUL). Elle a dirigé récemment Le Cimetière au village dans l’Europe médiévale et moderne (PUM).

 

Vidéos des tables rondes

Réalisation : i-médias / Université de Poitiers

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