Colloque organisé dans le cadre du projet L’Air du temps (projet Emergence Idex de l’Université de Paris, ANR-18-IDEX-0001), en partenariat entre les universités de Paris Sorbonne, Poitiers, Reims, Rouen, Tours - CESR, sous la coordination de Marlène Belly, Judith le Blanc, Bertrand Porot, Claire Sicard, Alice Tacaille et Jean Vignes.

• 4 et 5 novembre 2021
11 et 12 janvier 2022

• Paris, Université de la Sorbonne, Maison de la Recherche – salle D035
28 rue Serpente 75006 Paris
Et visioconférence (Zoom)

• Entrée libre, sur présentation du pass sanitaire

 

 

Présentation

Attesté dès l’Antiquité tardive et utilisé au Moyen Âge dans le cadre de la centonisation, le principe est largement repris dans les siècles suivants où l’on parle de parodie, de contrafactum ou de vaudeville, ce dernier se constituant même en genre musical. La pratique est commune dans les répertoires des chants et cantiques populaires, des chansons spirituelles, des noëls, dans les théâtres de foire, les sociétés de caveaux, les goguettes et autres cabarets de chansonniers Elle inspire encore volontiers les élans contestataires comme les spots publicitaires, les banquets et autres cérémonies festives. Les motivations sont diverses : reprise d’un air à une époque où la question des droits d’auteur ne se posait pas, démarche didactique sollicitant la mémoire collective, subversion parodique, exploitation d’une chanson à succès dans une autre langue (l’exercice peut alors relever de la traduction, de la paraphrase poétique), etc.

L’objectif de ce colloque est d’apporter de nouveaux éclairages poétiques, historiques, musicologiques et anthropologiques sur ce procédé infiniment fécond, en remettant en question, le cas échéant, la dimension « mineure » des divers genres auxquels cette pratique a donné naissance, et sans perdre de vue la dimension de performance. L’étude et la comparaison des sources existantes (chansonniers édités ou manuscrits, recueils de la Bibliothèque bleue…), la question des supports contemporains (flashmobs vidéos, tweets), les aspects sociaux (acteurs, lieux, interprètes, destinataires) et artistiques (écriture musicale, poétique), les relations avec les musiques de danse, avec les chansons traditionnelles, seront privilégiées. Les mécanismes intertextuels, la place de ce type de productions poético-musicales dans la réflexion théorique littéraire et le sens qui se dégage de l’usage de timbres militants, prosélytes, confessionnels ou éducatifs seront également interrogés, tout comme les réappropriations de timbres « anciens » dans leurs différents contextes, sacré ou profane, public ou privé, de rue ou spectaculaire.

 

Comité scientifique

Marlène Belly, Maîtresse de conférences, ethnomusicologue, domaine francophone – Université de Poitiers

Judith le Blanc, Maîtresse de conférences en littérature et arts – Université de Rouen

Bertrand Porot, Professeur émérite de musicologie – Université de Reims

Claire Sicard, Maîtresse de conférences en Littérature française, XVe-XVIe – Université de Tours, CESR – UMR 7323

Alice Tacaille – Professeure, Institut de Recherche en Musicologie UMR 8223

Jean Vignes – Professeur de littérature française à l’Université de Paris, UFR Lettres Arts Cinéma (LAC)

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