Publication : Les êtres contrefaits. Corps difformes et corps grotesques dans la bande dessinée

Presses universitaires de Rennes, 2019

Frédéric Chauvaud et Denis Mellier (dir.)
Avec une postface de Jean-Philippe Martin

• Actes du colloque international Les êtres contrefaits – Corps difformes et corps grotesques dans la bande dessinée (Angoulême, 2-4 décembre 2015)

• Presses universitaires de Rennes, 2019
368 pages
ISBN : 978-2-7535-7396-3

 

Présentation

La bande dessinée offre un vaste spectre de corps dangereux et de corps ridicules, les premiers incarnant un risque majeur, les seconds exprimant le rire ambigu, car ces corps difformes abritent l’émotion ambivalente du grotesque. Le récit graphique explore les potentialités plastiques du corps, il interroge ses valeurs imaginaires, il invente des contrefaçons qui modifient le regard que nous portons sur les formes corporelles, leurs limites et leurs significations.

Les corps cabossés, estropiés, boursouflés sont légion dans la bande dessinée mais le présent ouvrage n’entend pas se consacrer aux gnomes et aux monstres. Les corps difformes et grotesques sont d’abord ceux qui ne se situent pas dans la norme, mais il existe aussi des microsociétés d’êtres infâmes ou contrefaits qui s’opposent à la société des corps ordinaires. À l’intérieur, il n’y a pas d’exclusion, seulement des différences. Si les corps rejetés car trop bancals, trop gros ou trop maigres ne sont pas rares dans les cases des albums, à l’inverse, les corps singuliers, relevant parfois des néocorporalités sont recherchés. Leur exception attire et repousse à la fois ; leur séduction tient à leur ambiguïté. Le récit graphique explore les potentialités plastiques du corps, interroge ses valeurs imaginaires, invente des contrefaçons qui modifient le regard que nous portons sur les formes corporelles, leurs limites, leurs significations. La bande dessinée offre un vaste spectre de corps dangereux et de corps ridicules, les premiers incarnant un risque majeur, les seconds exprimant le rire ambigu, car ces corps difformes abritent l’émotion ambivalente du grotesque.

Avec le soutien de l’Université de Poitiers et de l’Union européenne.

 

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