Publication : Le sarcasme du mal Histoire de la cruauté de la Renaissance à nos jours

Presse universitaires de Rennes, 2016

Frédéric Chauvaud, André Rauch et Myriam Tsikounas (dir.), 2016

• Presse universitaires de Rennes
Collection Histoire
368 pages
ISBN : 978-2-7535-4909-8

 

Présentation

La cruauté n’est pas le propre d’une époque révolue. Elle ne se manifeste pas non plus exclusivement sur la scène des sociétés en guerre. Elle s’exerce quotidiennement à l’encontre des femmes, des enfants, des vieillards, des miséreux, mais aussi sur des animaux, voire même sur le monde végétal. Mise au grand jour, elle nous apparaît de plus en plus insupportable.
Connaît-elle une histoire, se sont demandés observateurs sociaux, romanciers et artistes ? N’est-elle pas naturelle à l’être humain et la vie en société va-t-elle la brider et la réprimer ? Ne demeure-t-elle pas vivace, quoi qu’on fasse ? Une rupture historique semble pourtant s’être produite au XIXe siècle. Ce sont moins les comportements qui ont changé, que les discours sur les gestes, les mots ou les situations. Ils l’ont rendue intolérable. En 1869, le Grand Dictionnaire universel de Pierre Larousse définit la cruauté comme « l’instinct qui pousse à commettre des actes inhumains » et d’ajouter, dans la partie encyclopédique, que « nous évitons de citer des exemples contemporains, pour nous épargner de rougir, car la cruauté des uns a toujours pour complice la faiblesse et la lâcheté des autres ». Ainsi, pour comprendre une époque tout en se préservant de l’anachronisme, faut-il observer les manifestations de la cruauté, dans les actes et dans les fictions.
Afin de conduire pareille enquête, il convenait de croiser les regards, de la Renaissance à nos jours, en commençant par la cruauté ordinaire puis en étudiant ses « excès », sans omettre l’immense domaine de la cruauté visuelle, qui va de la peinture aux images mobiles et sonorisées.

 

Avec le soutien de l’université de Poitiers.

Frédéric Chauvaud est professeur d’histoire contemporaine à l’université de Poitiers (MSHS et Criham) ;
André Rauch est professeur émérite à l’université de Strasbourg ;
Myriam Tsikounas est professeure à l’université Paris 1-Panthéon Sorbonne, sont chercheurs dans l’équipe Isor du centre de recherche en Histoire du XIXe siècle (Paris 1-Paris 4).

 

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