Thèse de doctorat en Histoire de l'art préparée par Tamari Sitchinava, sous la direction de Nabila Oulebsir (Criham / Université de Poitiers).

• Date de dépôt du sujet : octobre 2025

 

 

Présentation du thème de recherche

De l’errance d’une collection patrimoniale à la création du premier musée géorgien en France (de 1921 à nos jours)

Cette thèse porte sur l’histoire et la mémoire du patrimoine culturel géorgien en France, avec un focus particulier sur le domaine de Leuville-sur-Orge. Après l’occupation soviétique de la Géorgie en 1921, une partie significative des collections muséales géorgiennes a été déplacée en exil, notamment sur le territoire français. Le gouvernement géorgien en exil a acquis un domaine situé près de Paris, à Leuville-sur-Orge, qui est devenu un centre politique et culturel clé pour la diaspora géorgienne, particulièrement sous la direction du président Noé Jordania. Ce lieu a permis la préservation, la transmission et la valorisation du patrimoine national géorgien en exil. En 2011, il a même donné naissance au premier musée géorgien en Europe, le musée de Leuville.

La thèse interroge comment, face à la double contrainte de l’occupation russe, puis soviétique, et de l’exil, la Géorgie a su maintenir une forte conscience patrimoniale à travers ses objets muséaux et ses lieux de mémoire. Elle adopte une approche pluridisciplinaire combinant histoire politique, muséologie et études culturelles, en s’appuyant sur des archives en France et en Géorgie, ainsi que sur des entretiens réalisés avec des membres de la diaspora géorgienne. L’objectif est d’éclairer les dynamiques de l’exil culturel, la construction identitaire au sein de la diaspora, et les enjeux contemporains liés à la restitution des biens culturels aux pays d’origine.

 

École doctorale

ED 612 Humanités – Université de Poitiers

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