Thèse de doctorat en Histoire présentée par Catherine Faure, sous la direction de Philippe Depreux (Criham / Université de Limoges).

• Date et lieu de la soutenance : 12 décembre 2013 – Université de Limoges

 

 

Présentation du sujet de recherche

La fondation des établissements ecclésiastiques de la fin du VIe s. au milieu du VIIIe s. dans le monde franc

La présente étude cherche à montrer à l’échelle du monde franc, entre la fin du VIe et le début du VIIIe siècle, dans un contexte de rivalités au sommet de l’État, en quoi la fondation d’un établissement ecclésiastique correspond à un processus englobant dans le sens où elle répond non seulement à des attentes stratégiques, mais aussi sociales et économiques, étroitement liées à des espérances spirituelles. L’approche croisée des différentes sources (hagiographiques, diplomatiques, normatives) permet de s’interroger d’abord sur l’établissement ecclésiastique lui-même. La multiplicité des appellations (basilica, monasterium, xenodochium) laisse envisager une évolution dans l’organisation des établissements dont le rôle évolue tout au long du septième siècle. Il est nécessaire ensuite de comprendre le processus de fondation qui se présente comme un phénomène structurel, qui engage l’élite (souverains, évêques et aristocrates), permettant à chaque groupe de s’imposer à un moment donné dans une société très compétitive. Une fois l’établissement fondé, des conditions matérielles et spirituelles doivent être réunies pour que l’établissement survive. La troisième partie s’intéresse plus particulièrement à la dotation initiale que doit posséder tout établissement pour se développer. Une dotation importante, composée de biens fonciers, de droits économiques et d’un trésor, fait des établissements des seigneurs fonciers mais aussi des banquiers qui se trouvent en prise directe avec le siècle, puisqu’il leur faut gérer les biens qui affluent dans l’établissement suite aux nombreuses donations. Comment les établissements gèrent-ils cet accès aux richesses alors que la règle prône avant tout la modération? Faire fructifier les biens donnés dans une perspective de salut est la tâche qui leur est dévolue, faisant des établissements les principaux acteurs des relations avec l’au-delà.

 

Composition du jury

Isabelle Cartron, professeure des Universités, Université Bordeaux 3 Michel de Montaigne (rapporteur),
Anne-Marie Helvetius, professeure des Universités, Université Paris 8 Vincennes (rapporteur),
Philippe Depreux, professeur des Universités, Université d’Hambourg (directeur de thèse),
Bertrand Lançon, professeur des Universités, Université de Limoges,
Charles Meriaux, maître de conférences, Université Lille 3 Charles de Gaulle

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