Thèse de doctorat en Histoire antique préparée par Kévin Parachaud, sous la direction de Stéphanie Guédon (Criham, Université de Limoges) et Pierre-Yves Milcent (TRACES – Université de Toulouse).

• Date de dépôt du sujet : juillet 2017

 

 

Présentation du thème de recherche

De la migration des Galates à la provincialisation de la Galatie. Confrontations, interactions et intégrations des populations galates en Anatolie hellénistique et romaine, du IIIe s. av. n.è. au IIe siècle de n.è.

En 278 av. n.è., environ 20000 Gaulois issus de plusieurs peuples européens migrent en Asie Mineure, puis s’installent de manière pérenne en Anatolie centrale. Ces Gaulois, que les anciens nomment « Galates », sont présentés par les auteurs antiques à la fois comme l’image d’Épinal du barbare belliqueux, et à la fois comme des « Gallo-grecs » éblouis par la supériorité de la culture hellénistique.

Face à cette image idéologique et contradictoire, les sources historiques et notamment les données épigraphiques permettent pourtant de proposer l’hypothèse du maintien d’une identité ethnique et culturelle propre à ces populations. Il s’agit de comprendre comment cette identité a été en mesure de favoriser leur intégration dans les sphères politiques et religieuses du monde hellénistique, puis de les amener à jouer un rôle de premier plan dans l’intégration de cet espace multiethnique à l’Empire romain.

Ces problématiques s’articulent autour de trois axes principaux, à savoir la construction des « mythes galates » à travers les sources antiques, la structuration de la Galatie et l’intégration des Galates dans l’Asie Mineure hellénistique, et enfin le rôle prépondérant joué par les Galates dans la romanisation et la provincialisation de ce territoire.

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