Thèse de doctorat en Histoire et Histoire de l'art soutenue par Amélie Belleli, sous la direction de Bertrand Lançon (Criham) et Cécile Voyer (CESCM).

• Date de la soutenance : 9 novembre 2019 – Université de Limoges

 

 

Présentation du thème de recherche

Les figures féminines du pouvoir dans l’Antiquité tardive : impératrices, aristocrates, saintes et « mère de Dieu » dans les textes et l’iconographie de l’Empire romain de la fin du IVe au milieu du VIe siècle

Dans une période considérée avec inexactitude comme « charnière », entre Antiquité et Moyen Âge, on constate l’émergence d’un nombre croissant de figures féminines dans les hautes sphères du pouvoir, au sein de l’Empire Romain. Qu’elles soient impératrices, aristocrates, saintes –voire les trois en même temps –, ces femmes sont dotées de pouvoirs politiques institutionnels, sont à la tête d’un patrimoine important et disposent de grandes richesses, autant d’éléments leur conférant une réelle autonomie. Témoignant généralement d’une certaine éducation et d’une culture approfondie, ces femmes peuvent s’illustrer dans la construction d’édifices ou le financement du développement du monumental chrétien.
Avec l’avènement de la dynastie théodosienne au cours du IVe, puis Ve siècle, s’amorce un basculement. Les femmes s’installent durablement sur la scène où se joue le pouvoir. Dans le cadre de la sphère impériale, les impératrices sont de plus en plus mentionnées aux côtés de leur époux, faisant émerger une nouvelle réalité : celle du couple impérial et d’un pouvoir bicéphale.

L’hypothèse principale consiste à démontrer que, d’un point de vue historique, l’Antiquité Tardive est une période de véritable basculement dans une civilisation traditionnellement structurée mentalement par une obsession de la virilité et institutionnellement par un pouvoir politique masculin. Cette époque pourrait donc se caractériser par la naissance de la femme politique, au point que certains auteurs antiques tendent à définir la féminité au pouvoir comme une nouvelle forme de masculinité. Loin d’aller dans ce sens, ce travail amènera plutôt à se demander si un pouvoir féminin peut se dessiner sans être considéré comme une virilisation.

 

Composition du jury

Stéphane Ratti (président de jury, rapporteur),
Giusto Traina (rapporteur),
Bertrand Lançon (directeur de thèse),
Cécile Voyer (directrice de thèse),
Robert Wiśniewski,
Sylvie Joye,
Vincent Puech

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