Actes du colloque Saint Israël, chanoine de l’An Mil (Limoges, Le Dorat, 28 et 29 novembre 2014).
Presses universitaires de Limoges, 2019

Éric Sparhubert et Anne Massoni (dir.), 2019

• Presses universitaires de Limoges
314 pages
ISBN : 9782842877958

 

 

Présentation

Cet ouvrage rassemble les actes d’un colloque qui s’est tenu à Limoges et au Dorat à l’occasion d’un anniversaire : le millénaire de la mort d’Israël du Dorat. Selon la tradition, ce clerc était chantre de l’église collégiale du Dorat, ou bien préchantre ou encore écolâtre. Il aurait été aussi le premier prévôt de l’église collégiale de Saint-Junien dont il aurait réformé la communauté de chanoines. Il aurait été, enfin, chapelain mais aussi auxiliaire d’Hilduin, l’évêque de Limoges qui meurt la même année que lui, en 1014. Quoiqu’il en soit des certitudes ou des incertitudes, Israël apparaît indéniablement comme l’un des personnages forts du Limousin de l’an Mil et surtout comme une figure exemplaire pour aborder la question des chanoines autour de l’an Mil.
Depuis au moins une décennie, les études consacrées au monde des chanoines ont complètement renouvelé notre connaissance de ces communautés de religieux. La figure d’Israël du Dorat a ainsi fourni l’occasion d’un nouveau coup de projecteur sur des réalités anciennes souvent difficiles à appréhender et plus encore mal aimées ou mal perçues parce que « coincées » entre deux périodes mieux connues que sont les temps carolingiens et la Réforme grégorienne. Autour de lui bien des questions sont abordées à nouveaux frais : la culture et la formation de ces chanoines, leurs réseaux, le fonctionnement des communautés mais encore les cadres monumentaux qui accueillaient leurs célébrations et leur vie commune. C’est finalement un courant dynamique de réformes et de fondations qui est ici mis en exergue, ainsi que des figures de prélats énergiques.
La mémoire d’Israël n’est pas moins digne d’investigation car, au XIIe siècle, il est une rare figure de saint chanoine. L’étude du dossier hagiographique se conjugue ici à celle des sources monumentales pour constituer un cas exemplaire d’édification de la sainteté mais aussi de réécriture de l’histoire d’une communauté canoniale. Au-delà des textes, la collégiale romane du Dorat est sans nul doute le plus beau témoignage de la réussite de l’entreprise et de ces chanoines.

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