Thèse soutenue : Catherine Joslet : Du Concile au Synode : histoire de l’action pastorale dans le diocèse d’Angoulême de 1958 à 1993

• 11 juin 2013

• Soutenance de thèse de doctorat en Histoire par Catherine Joslet, sous la direction de Paul D’Hollander

 

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Du Concile au Synode : histoire de l’action pastorale dans le diocèse d’Angoulême de 1958 à 1993

La période conduisant de la fin des années 1950 au début des années 1990 voit s’opérer de profonds changements dans l’Église catholique, en France. Même si des évolutions apparaissent avant les années 1960, le concile Vatican II, qui se déroule au long de quatre sessions, d’octobre 1962 à décembre 1965, suscite un vent de réformes au sein de l’Église. Une nouvelle « pastorale » voit ainsi le jour. Le décret conciliaire Presbyterorum ordinis, sur Le ministère et la vie des prêtres, précise que le Concile poursuit un « but pastoral de renouvellement intérieur de l’Église, de diffusion de l’Évangile dans le monde entier et de dialogue avec le monde d’aujourd’hui » (n°12). La pastorale doit donc permettre le fonctionnement interne, d’une certaine manière, de l’Église, ainsi que son ouverture au monde, qui se traduit par l’annonce de l’Évangile: elle se doit d’être missionnaire.
L’étude du diocèse d’Angoulême, en Charente, donne un exemple de la façon dont, au cours de décennies parfois fort agitées, s’élaborent et s’appliquent des lignes pastorales. Celles-ci doivent tenir compte des orientations provenant du Saint-Siège et de l’épiscopat français, des changements marquant la société, mais aussi des réalités locales. Même si le terme «pastoral » se réfère en premier lieu à l’évêque, puis aux prêtres, les religieuses et les laïcs participent à cette vie pastorale, qui ne consiste pas à être de simples exécutants. Ceci représente d’ailleurs un des principaux acquis du concile Vatican II. Au fil des années, chaque baptisé voit évoluer sa participation à la vie de l’Église.
Cette thèse sur l’histoire de l’action pastorale dans le diocèse d’Angoulême, de 1958 à 1993, étudie ainsi les relations entre l’Église et la société, en particulier au cours des années 1960-1970. Elle aborde aussi les évolutions vécues par les prêtres : la crise d’identité qui atteint certains, la diminution des vocations, le rôle grandissant des laïcs… Les religieuses connaissent un cheminement quasi semblable, même si la vie communautaire représente une caractéristique fondamentale. L’apostolat des laïcs, encouragé par le concile Vatican II, ne cesse de s’affermir, non sans tâtonnements, et il est marqué inéluctablement par des échecs et des réussites. Des secteurs particuliers de la pastorale : les jeunes, la liturgie, la famille et la santé, offrent des illustrations. Pour finir, le synode diocésain, qui se déroule en 1988, offre un regard sur la vie pastorale diocésaine, quant à ses réalisations et à ses projets.

 

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