Thèse en cours : Les vocations religieuses forcées en France au XVIIIe siècle

• Thèse de doctorat en Histoire préparée par Alexandra Roger, sous la direction d’Albrecht Burkhardt (Université de Limoges)

 

Présentation du thème de recherche

Les vocations religieuses forcées en France au XVIIIe siècle

L’image la plus souvent associée aux vocations forcées est celle de mineurs, filles ou garçons, condamnés par leurs parents à entrer, de manière définitive, dans le clergé régulier. Dans la pratique, on a affaire à des religieuses ou à des religieux qui prétendent avoir prononcé leurs vœux de religion sous la contrainte parentale, c’est-à-dire par crainte révérencielle ou sous le poids de menaces et/ou de violences physiques. Ce phénomène a donné lieu à deux interprétations antagonistes. La première est que les vocations forcées sont une pratique courante et répandue, due à un clergé corrompu et à des parents autoritaires sans amour pour leurs enfants. La seconde interprétation, défendue par les historiens de la Réforme catholique, en fait un phénomène rare surtout si l’on oppose le faible nombre de réclamations à la massivité du recrutement du clergé régulier. En prenant comme fil conducteur l’étude de la procédure de restitution contre les vœux de religion, mon travail vise à surmonter ces deux visions antagonistes exagérées pour appréhender le phénomène de la « vocation forcée » dans ses pratiques réelles autant que dans ses représentations en France au siècle des Lumières.

 

Recherche

Menu principal

Haut de page