Thèse en cours : Aurélie Perret : L’éducation des enfants pauvres sous l’Ancien Régime : Lyon, Rouen et Reims, 1659-1791

• Thèse de doctorat en Histoire préparée par Aurélie Perret, sous la direction d’Albrecht Burkardt

 

Présentation du thème de recherche

L’éducation des enfants pauvres sous l’Ancien Régime : Lyon, Rouen et Reims, 1659-1791

L’image de l’éducation sous l’ancien régime est celle d’une éducation exclusivement cantonnée à la sphère des élites. Dans la pratique, on a affaire à la mise en place de petites écoles de charité à destination des enfants pauvres, filles et garçons, au sein des villes dès le XVIIe siècle. Ce phénomène, relativement peu étudié en ce qui concerne l’éducation des filles pauvres, fait face à un vide historiographique conséquent qui amène aujourd’hui à une relecture des sources archivistiques sous l’aspect de l’histoire du genre mais aussi de l’histoire de l’éducation populaire et de l’histoire sociale.

L’espace géographique retenu pour cette étude englobe, d’une part, la ville de Lyon sur laquelle j’ai travaillé durant mes deux années de master. D’autre part, celle de Rouen où Nicolas Barré, fondateur de la congrégation des sœurs du saint Enfant Jésus et d’une école de filles pauvres, a eu des contacts avec celui des écoles lyonnaises, Charles Démia. Mais, il était également judicieux de s’intéresser à la ville de Reims où le prêtre Nicolas Roland, fondateur d’écoles destinées aux enfants pauvres et directeur de conscience de Jean Baptiste de la Salle (fondateur des Frères des écoles Chrétiennes, dévoués à l’éducation des garçons pauvres) a lui aussi eu des contacts avec Nicolas Barré. En ce qui concerne les bornes chronologiques du sujet, la date de 1659 s’impose comme point de départ, puisqu’elle correspond à la mise en place par Nicolas Barré d’une institution de maîtresses charitables dans la ville de Rouen qui semble avoir été le premier de nos trois espaces urbains à envisager une éducation pour les enfants pauvres. La date butoir de 1791 correspond quant à elle à la fermeture des écoles de filles et de garçons à Lyon après les lois de 1790 relatives à l’administration des biens communaux.

Mon travail consiste en une étude en profondeur de l’éducation donnée aux enfants pauvres, au travers du prisme du genre, mais aussi en une analyse des possibles évolutions, changements et transferts pédagogiques pouvant opérer entre les trois principaux éducateurs des villes que nous avons choisies d’étudier. Cette analyse prendra comme fil conducteur les pratiques éducatives mises en place au sein des classes des petites écoles des trois espaces urbains mentionnés précédemment qui sont relativement semblables de par les métiers majoritairement représentés au sein de leur population active. Il s’agit en effet de trois villes marchandes ayant fondé leur prospérité à l’époque sur le commerce et la fabrication textile.

 

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