Publication : L’oubli des peines. Une histoire du sommeil (1700-1850)

2013_publi_GarnierGuillaume Garnier, 2013

• Presses universitaires de Rennes
410 p.

 

Présentation

L es bienfaits d’un repos mérité, de nombreuses fois réitérés au cours
des siècles antérieurs, n’avaient jamais amené les historiens à s’interroger
sur la place qu’occupait le sommeil dans les sociétés passées.
Longtemps, notre histoire entière a été l’histoire d’hommes éveillés. Il est
pourtant indéniable que la société française à la veille de l’Industrialisation se
caractérisait par une culture dominante de sommeil, très largement christianisée
et vivant selon des habitudes héritées. Le lieu d’accueil (chambres, garnis,
dortoirs), le mobilier et les accessoires (lits, bourdalous, réveils, veilleuses), les
attitudes du corps endormi (positionnement du corps, durée du sommeil), les
rituels (prières, sujets de méditation), les vêtements (chemise de nuit, bonnet)
sont des éléments partagés par la société française, tout en étant des marqueurs
de distinction sociale. Un aristocrate parisien ne dormait pas comme un paysan
de la Gâtine poitevine, une femme différemment d’un homme, un vieillard
plus difficilement qu’un enfant…
En ce sens, pratiques et discours sont intimement liés. La question du
sommeil a en effet occupé une place spécifique dans l’organisation des savoirs
touchant à l’étude de la nature humaine. Elle appartient, autant à la médecine,
qu’à la philosophie ou encore à la théologie. Autant de disciplines qui s’interrogent
sur les fonctions du sommeil, ses enjeux, mais aussi ses troubles : insomnie,
somnambulisme, sommeil excessif…

 


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