Thèse en cours : Camille Nagel : Le dessin contemporain au musée : l’hyperdrawing

• Thèse de doctorat en Histoire de l’art préparée par Camille Nagel, sous la direction de Claire Barbillon et Nathan Réra (Criham, Université de Poitiers)

• Date de dépôt du sujet : 2016

 

Présentation du thème de recherche

Les deux dernières décennies ont été marquées par le glissement du dessin d’une notion de support à celle de médium. Soixante ans après les papiers gouachés de Matisse, dans lesquels l’artiste ne dessinait plus à l’aide de crayons mais par découpe aux ciseaux, tous les matériaux sont devenus possibles. Il est alors difficile de définir les limites du territoire du dessin contemporain, tant les porosités de celui-ci face aux autres médiums sont nombreuses. La littérature autour du dessin a donc adapté son vocabulaire : le dessin hybridé est appréhendé en tant que champ transdisciplinaire  ou « hyperdrawing » qui désigne l’action et son résultat.

Face à un réel engouement pour le dessin de la part du marché de l’art, les politiques d’acquisitions des institutions publiques et privées, en France et à l’étranger, évoluent-elles ? Alors que l’expansion du médium dessiné se traduit par une plus grande visibilité dans les expositions temporaires, la pâle présence du dessin dans les accrochages permanents reflète les lacunes dans les collections. Tandis que le MoMA à New York proposait dès 1976 une première grande exposition sur le dessin, dans une conception déjà élargie – Drawing Now : 1955-1975 –, le cabinet d’art graphique du centre Pompidou définissait vingt ans plus tard le dessin dans une conception encore réduite.

 

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