Publication : Paysages provençaux – De Loubon à Ambrogiani

Soubiran_Paysages-provencaux_2013Jean-Roger Soubiran, 2013

• Jeanne Laffitte Éditions

 

 

Présentation

Témoignage de la passion d’un amateur marseillais qui a collectionné plus d’un siècle de peinture méridionale, Tableaux provençaux propose une anthologie des maîtres de la France du Sud, entre 1840 et 1960 environ. Loubon, Guigou, Monticelli, Olive, Camoin, Chabaud, Seyssaud, Verdilhan, Ambrogiani… sont les principaux jalons qui composent ce florilège. Ce parcours sur la longue durée révèle le paysage provençal dans ses aspects protéiformes, du naturalisme de Loubon et ses disciples, à l’expressionnisme des Provençaux.
Lieu de vie d’une extrême richesse, inépuisable réservoir pour l’imaginaire, la Provence témoigne de sa capacité permanente à changer le regard. Un lien se tisse entre tous ces artistes dans une préoccupation constante pour la lumière, qui suscite en fonction des sensibilités, des solutions différentes adaptées à chaque motif. C’est aussi cette constance de la ligne, ce goût de la pâte, cette célébration de la matière qui les conduit à s’interroger sur la possibilité d’une réconciliation des extrêmes, à parachever le réel matériel en réalité picturale.
Cette oscillation entre la substance picturale et l’image est le ressort d’un style provençal irréductible dans sa différence par rapport aux productions nationales. Sous le Second Empire, Loubon invente au travers du filtre orientaliste une vision désertique de la Provence. Dans les années 1880, sous le pinceau d’Olive et Garibaldi, la Provence calcaire et désertique se métamorphose en Arcadie, se pare de teintes radieuses, se farde de poudre de riz.
A cet imaginaire pastoral du jardin originel succède avec le Fauvisme provençal une vision plus sensuelle mais aussi plus inquiète de la nature. Ne se fiant qu’à l’instinct, ce nouveau groupe marseillais qui pousse à l’excès l’amour de la vigueur et de la franchise, étonne par son emportement, la singularité des formules, la violence chromatique, la puissance des contrastes. La génération des expressionnistes provençaux reprendra à son compte cette modernité explosive.
De cet ensemble novateur ressort l’image d’une peinture paradoxale, vivante et profonde. A travers ces œuvres conciliant souvent lyrisme et narration se dégage la cohérence de créateurs originaux qui ont pris une part active aux conquêtes de leur génération. Pour pérenniser cet ensemble exceptionnel dispersé aux enchères publiques, Damien Leclère a fait appel à Jean-Roger Soubiran, spécialiste du Paysage provençal et de l’École de Marseille.
Accompagnant le lecteur, l’auteur se livre à un démontage plastique et historique des œuvres pour en faire émerger le sens.

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