Publication : Panoramas de l’art moderne

Metayer_Panorama_2012Myriam Metayer, 2012

• Presses Universitaires de Rennes
316 pages

 

Présentation

Au cours des années 1960, les manuels et les synthèses d’histoire de l’art connaissent de profondes mutations à la fois narratives et éditoriales. Cette étude interroge la capacité de ces ouvrages à intégrer la notion de modernité au sein d’un récit qui se veut exhaustif, où le temps et l’espace fixent le devenir des œuvres dans une vision globale de l’art. Les derniers chapitres de ces panoramas aménagent des décalages et des contradictions repérables dans le texte, les images et leur mise en page. C’est dans ces interstices que s’immiscent les tensions et enjeux de l’historicisation de l’art moderne.
Les panoramas posent la France et l’Italie comme les pôles géographiques et temporels du canon occidental. En France, depuis les impressionnistes, la modernité est érigée en mythe national. En Italie, berceau de l’Antiquité et de la Renaissance, le patrimoine ne cesse de rappeler le souvenir d’un centre de création qu’on voudrait croire immuable. En outre, ces récits répondent à des orientations culturelles spécifiques. En Italie, depuis 1923 la discipline est enseignée au lycée. Le manuel d’histoire de l’art est un objet éditorial normalisé, fort d’une longue tradition au sein d’un système éducatif qui le reconnaît et l’alimente. En France, l’histoire de l’art est limitée à l’enseignement supérieur. Le terme « manuel » reste rare dans le champ lexical de la discipline.
Il en résulte une configuration éditoriale aux contours plus hétérogènes. Dans les deux pays, les textes sont élaborés par les historiens de l’art les plus influents. En envisageant les cadres institutionnels qui président à la publication des manuels et des synthèses, cette étude situe la transmission du récit historique sur l’art du XXe siècle à la croisée d’enjeux culturels, communautaires et idéologiques complexes.

 

Recherche

Menu principal

Haut de page