Publication : L’École Marseillaise – 1850-1920

Soubiran_Ecole_marseillaise_2013_300-• Jean-Roger Soubiran, 2013

• Saint-Tropez, musée de l’Annonciade, 104 p.

 

 

 

 

 

Présentation

Catalogue de l’exposition L’École marseillaise, Saint-Tropez, musée de l’Annonciade, 16 mars – 24 juin 2013

 

En 2013, Marseille est la ville culturelle européenne. Cette opportunité permet à la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur d’ouvrir les musées à la découverte de l’Ecole Marseillaise et ainsi présenter au public les principaux artistes qui, entre 1850 et 1920, ont permis l’existence d’un foyer pictural indépendant, profondément enraciné dans son patrimoine et souvent d’une grande sensibilité poétique.
Le paysage a pris une part capitale dans la révolution plastique du XIXe siècle et nul ne songerait à nier l’importance de la nature provençale comme facteur stimulant au génie d’un Van Gogh ou Cézanne.
Si leur création jouit d’une reconnaissance universelle, l’œuvre des artistes qui les ont précédés en Provence est singulièrement méconnue.
Le prestige exclusif de ces post-impressionnistes éclipsa en effet une tendance majeure du milieu du XIXe siècle : le naturalisme.
Une série de travaux, notamment ceux de Jean-Roger Soubiran, nous convie depuis une vingtaine d’années à une lecture nuancée et beaucoup plus juste d’un XIXe siècle enfin rendu à lui-même et débarrassé de tout manichéisme.
Bien des tentatives, bien des réussites ont été accomplies en des voies différentes par les naturalistes et les éclectiques auxquels se rattachent les artistes que nous étudions. Notre propos sera précisément de signaler les expériences et les innovations des peintres marseillais et d’analyser la part qui leur revient dans la situation du paysage au milieu du XIXe siècle, car avant l’impressionnisme et sans y conduire, cette école met en place des solutions originales devant la nature provençale.
Ce naturalisme provençal se manifeste par le goût d’une peinture en plein air, claire et lumineuse, souvent spontanée, libérée des conventions du cadrage et du souci de bien composer. Loin d’être des peintres banals du terroir, enfermés dans un régionalisme un peu folklorique, ces artistes se révèlent aujourd’hui dans toute leur audace. Intégrant des phénomènes aussi importants que la planéité, l’influence de la photographie et du japonisme. Il ressort que l’impressionnisme ne saurait apparaître comme le seul lieu de la rupture absolue mais seulement comme l’approfondissement d’expériences multiples, menées de toutes parts.
Bien avant Cézanne, Van Gogh ou Gauguin, les véritables initiateurs du paysage provençal ont été les peintres de Marseille. Cette image de plein soleil se forge en effet sous le Second Empire grâce aux peintres provençaux et aux contacts qu’ils établissent avec les artistes parisiens.

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