Appel à communication : Colloque : Penser, composer, pratiquer la musique à l’époque du Compendium musicae (1618) de René Descartes

• Propositions de communication jusqu’au : 30 avril 2018

• Dates et lieu du colloque : 8-9 novembre 2018
Poitiers, faculté des Sciences humaines et arts

• Colloque international organisé sous la coordination Isabelle His (Université de Poitiers / Criham) et Théodora Psychoyou (Sorbonne Université / IReMus)

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Présentation

Rédigé en 1618, le Compendium musicae (ou Abrégé de musique) est le premier écrit du jeune René Descartes, publié pour la première fois de façon posthume en 1650 ; c’est aussi probablement un des moins connus. Il s’y dessine pourtant déjà les bases d’une nouvelle esthétique fondée sur la perception et d’une nouvelle façon de parler de la musique : « L’objet de la musique est le son, sa fin est de mouvoir en nous diverses passions ». De par sa nature et le statut singulier de son auteur, l’ouvrage a connu, surtout après sa publication, une réception à la fois large et complexe.
Peu connu du grand public mais bien étudié par les philosophes comme les musicologues, le texte a trouvé un premier écho dans le Descartes et la musique que lui consacra André Pirro en 1907. À la fin du siècle, plusieurs travaux se sont intéressés au Compendium, à son substrat théorique et à sa portée esthétique ; les plus emblématiques sont le nouvel établissement du texte par Frédéric de Buzon en 1987 (édition critique avec une traduction en français devenue de référence), et en 1999, l’ouvrage de Brigitte Van Wymeersch sur Descartes et l’évolution de l’esthétique musicale.
Pour autant, le sujet n’est pas épuisé. À l’occasion du 400e anniversaire de la rédaction de ce texte singulier, ce colloque propose d’en réévaluer la portée en le confrontant avec les productions musicales de la première moitié du XVIIe siècle. Il s’agira d’étudier l’environnement musical du Compendium en termes de pensée de la musique, d’art de la composition musicale, et de pratiques d’exécution.
Parmi les nombreux thèmes possibles, on propose notamment les différentes déclinaisons suivantes de l’intitulé du colloque :

Les discours sur la musique

Comment gèrent-ils l’héritage du passé, ainsi que le rapport avec la science moderne et les mutations de l’ordre du savoir ? y a-t-il une singularité française et quels
sont les liens avec les voisins européens de la république des Lettres ? comment se construit, le cas échéant, une rhétorique musicale « à la française », et quel rapport entretient-elle avec les questions confessionnelles de cette époque ?

Le langage musical

L’écriture et le statut des consonances et dissonances ; la conception du temps, du proportionnel au quantitatif ; le domaine des hauteurs et des échelles, modes et tons ; la question de la codification musicale des passions, etc., tous aspects qui dessinent, en synthèse, les pratiques compositionnelles du début du XVIIe siècle.

La pratique musicale

Les musiciens, répertoires et corpus ; le rapport entre oralité et notation ; la pratique de la basse continue ; les problématiques liées à l’évolution des instruments de musique et de leurs usages ; la gestion des différents styles et genres musicaux, celle des pratiques déclamatoires, et plus généralement les questions liées au geste musical.

 

Comité scientifique

– Frédéric De Buzon (université de Strasbourg),
– Jean Duron (Centre de musique baroque de Versailles),
– Jean-Yves Haymoz (Haute école de musique de Genève),
– Isabelle His (Université de Poitiers),
– Théodora Psychoyou (Sorbonne Université / IReMus),
– Brigitte Van Wymeersch (Université de Louvain)

 

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