Colloque : Autour des archives d’Argenson. Des femmes françaises et étrangères à leur écritoire de 1700 à 1840

• du 1er au 3 octobre 2019

• 3 lieux :
– Poitiers, Espace Mendès France – 1 place de la Cathédrale (mardi 1er octobre)
– Les Ormes (Vienne) – Château des Ormes (mercredi 2 octobre après-midi)
– Campus de Poitiers, UFR Lettres et langues – Bât. A3 (mercredi 2 et jeudi 3 octobre)

• Colloque international organisé par les laboratoires Forellis et Criham et le Service commun de la documentation de l’université de Poitiers, sous la coordination de Philippe Caron, professeur de linguistique française (laboratoire Forellis / université de Poitiers) ; Anne Jollet, enseignante-chercheuse en histoire moderne (Criham / université de Poitiers) ; Nicole Pellegrin, historienne moderniste et anthropologue (CNRS) et Anne-Sophie Traineau-Durozoy, conservatrice du Fonds ancien (Service commun de la documentation, université de Poitiers).

• Sur inscription : formulaire en ligne
Gratuit pour les étudiants de l’Université de Poitiers
La séance du 1er octobre à l’Espace Mendès France est ouverte au public.

 

Présentation

Entre histoire, anthropologie et linguistique, un domaine de recherche croisé s’est imposé dans son originalité : l’étude des femmes à leur écritoire, depuis leur première accession à l’écriture jusqu’à l’élaboration d’un objet fini qui est le terrain privilégié d’investigation du colloque (et de l’exposition qui l’accompagne), la correspondance (réelle). Autour des épouses d’Argenson qui constituent le noyau dur de l’investigation, la période étudiée est celle où le français tend à devenir une langue de communication pour les élites européennes. Il est ainsi possible d’observer des pratiques féminines du français en situation de L1 (langue maternelle) ou L2 (première langue étrangère apprise).

Ce colloque, qui fait dialoguer quatorze historiens et linguistes, est au carrefour de plusieurs préoccupations :
L’histoire de la condition féminine, notamment l’accès des femmes à la vie intellectuelle et à l’écriture. Cette thématique des « women & gender studies » reste au cœur de préoccupations anthropologiques majeures qui font débat jusque dans l’actualité la plus brûlante (voir par exemple la polémique sur l’enseignement du « genre » à l’école il y a quelques mois). Il est clair que l’accès des femmes à l’écrit est un symptôme du conditionnement dans lequel elles sont tenues ;
L’histoire des orthographes françaises à cette époque cruciale où s’élabore la nôtre telle qu’elle est encore aujourd’hui ;
L’histoire de l’éducation sous l’Ancien Régime ;
L’appropriation du français par les élites féminines de l’Europe.

 

Programme (provisoire)

Mardi 1er octobre : L’écriture des femmes de 1700 à 1840

14h30 / 20h – Espace Mendès France
Séance ouverte au public

Atelier : L’orthographe au XVIIIe siècle

14h30 / 16h30

Atelier animé par Philippe Caron, professeur de linguistique française, laboratoire Forellis, université de Poitiers

Il s’agit de présenter un aperçu de la variabilité des orthographes aux XVIIe et XVIIIe siècles et notamment de montrer comment les femmes, même en milieu favorisé, reçoivent une très faible formation à la maîtrise de l’écrit. À partir d’extraits de lettres, un travail pratique est proposé afin de déchiffrer l’écriture manuscrite de ces femmes.

Conférence : Les orthographes françaises au XVIIIe siècle, diversité et normalisation graduelle

18h30 / 20h

Conférence de Philippe Caron

Il nous est difficile d’imaginer que notre orthographe française, aujourd’hui largement fixée, a pu être variable et que cela ne semblait pas présenter d’inconvénient majeur. Des imprimeurs pouvaient avoir des habitudes graphiques différentes, en partie selon le public auquel leurs livres s’adressaient. La conférence portera sur la période classique (XVIIe et XVIIIe siècles) où le spectre des orthographes est encore très large, depuis les graphies des notaires jusqu’à celle des gens du monde, beaucoup plus simples. Ce retour-arrière sur une période plus flexible est une bonne façon de réfléchir à nos pratiques actuelles.

 

Mercredi 2 octobre : Matinée

9h / 12h15 – Poitiers, UFR Lettres et langues, salle des Actes

 

• 9h30 – Accueil

• 10h – Anne-Sophie Traineau, Conservatrice du Fonds Ancien (Université de Poitiers)
Présentation

Conférence : L’accession des femmes à la maîtrise de l’écrit sous les Bourbons

10h15 /11h15

Conférence par Nicole Pellegrin (CNRS Paris)

• 11h15 – Pause café

• 11h30 – Aurélie Perret (Université de Limoges)
Les manuels d’enseignement de Batencourt pour les écoles pauvres

• 12h – Discussion

• 14h – Départ en car vers le Château des Ormes

 

Mercredi 2 octobre : Après-midi

Autour des archives d’Argenson et des correspondances féminines

15h/ 17h30 – Château des Ormes

Anne-Sophie Traineau-Durozoy (Université de Poitiers)
Une famille de haute noblesse en Poitou : les Paulmy d’Argenson.

Jeanne Rochaud (UIA Poitiers)
Les dames d’Argenson et leur correspondance familière : pratique épistolaire, orthographe, ponctuation

Catalina Balan (Bucarest, Roumanie)
La morphologie flexionnelle du participe passé français vue par les dames d’Argenson (1740- 1840)

• 16h30 – Visite du château des Ormes

• 17h – Vin d’honneur

• Retour en car vers Poitiers

 

Jeudi 3 octobre

9h30 / 16h30 – Poitiers, UFR Lettres et langues

 

Conférence : Dictionnaires et Grammaires

9h30 / 10h30

Conférence par Manuel Bruña Cuevas (Université de Séville, Espagne)

Sur l’évolution de l’orthographe française d’après des dictionnaires bilingues espagnol-français.

• 10h30 – Gabriele Beck-Büsse (Université de Marburg) et Philippe Caron
Les grammaires des dames en pays germanophone

• 11h – Pause-café

 

Travail d’Archives

11h15 / 12h30

• 11h15 – Lene Schösler (Université de Copenhague, Danemark)
Une princesse de sang royal danoise à son écritoire au XVIIe siècle.

• 11h45 – Suzan Van Dijk (Centre de recherche Huyghens, Pays-Bas)
Isabelle de Charrière et discussion. Repas au restaurant Thélème

 

Travail d’Archives

14h / 16h

• 14h – Francesca Piselli (Université de Perugia, Italie)
Les particularités graphiques de la correspondance de la comtesse d’Albany au XVIIIe siècle

• 14h30 – Marie-Madeleine Van Strien-Chardonneau (Université de Leiden)
La correspondance (1773-1781) de Carolina van Hogendorp, née van Haren : une mine d’informations sur l’éducation des filles dans une famille patricienne néerlandaise

• 15h – Pause café

• 15h30 – Isabelle Havelange (CNRS IHMC Paris)
Les particularités formelles d’une correspondance « féminine » à la fin du XVIIIe siècle : les lettres de la marquise de Livry à la Présidente du Bourg

• 16h / 16h30 – Conclusions du colloque et discussion générale

 

Exposition

• les 2 et 3 octobre 2019
UFR Lettres et langues, salle des Actes

• du 4 au 31 octobre 2019
BU Michel Foucault et UFR Sciences humaines et arts

 

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