Appel à communications : Journée d’études : Péniche Opéra

• Appel à communication jusqu’au : 8 décembre 2017

• Dates et lieux des journées d’études :
8 mars 2017 – Poitiers, faculté des Sciences humaines et arts
7 avril 2017 – Paris

Télécharger l’appel à communication

 

Présentation

La Péniche Opéra (Compagnie d’expression musicale et d’opéra vivant) fut créée en 1982 par Mireille Larroche, Ivan Mathiack, Béatrice Cramoix et Pierre Danais. Association loi 1901, elle a eu pour objectif d’être un centre de création et de diffusion, notamment pour le théâtre musical.
En 1998, elle reçoit le label « compagnie nationale de théâtre lyrique et musical ». La Péniche Opéra a cédé sa scène à un autre projet, « La Pop », lieu des musiques mises en scène, en 2015.
Mireille Larroche met désormais ses archives et celles de la compagnie qu’elle a dirigée à la disposition des chercheurs en histoire, esthétique et études musicales et théâtrales.
Dans ce contexte, un groupe de recherche s’est constitué unissant l’IReMus, le Criham et l’Iret. Il organise depuis le printemps 2017 des journées d’études destinées à permettre la contextualisation de ce fonds particulièrement riche, à en faciliter l’exploitation, à valoriser les travaux des chercheurs qui l’étudient et à diffuser la connaissance sur ce pan de l’histoire culturelle française.
Ces journées préparent un colloque international qui se tiendra en 2022, année au cours de laquelle sera célébré le quarantième anniversaire de la Péniche-Opéra.
En 2018, deux journées auront lieu, à Poitiers le 8 mars et à Paris le 7 avril.

La journée d’étude de Poitiers sera destinée à la question de la création et de la re-création dans la programmation de la Péniche Opéra.

Une centaine de compositeurs français et étrangers ont contribué à l’élaboration du répertoire de création de la compagnie. Il peut s’agir d’oeuvres individuelles comme, entre autres, O comme Eau de Claude Prey en 1984, Les Chambres de cristal de Guy Rebel en 1985, Moderato Cantabile de Xavier Lemasne en 1988, La belle lurette de Vincent Bouchot en 1998, Outsider de Markeas en 2007, Chantier Woyzeck d’Aurélien Dumont en 2013, 100 miniatures de Bruno Gillet en 2015… Mais aussi de créations collectives, d’Actualité en 1982 par Barrière, Dusapin, Kieffer, Ibarrondo, Finzi, Mache, Frize, Makino, Duhamel, Gagneux, Mestral, Prey et Prin à Rêves et dérives de Michèle Reverdy, Bernard Cavanna et Jacques Rebotier en 1991. Les œuvres seront étudiées d’un point de vue historique (réseaux, contexte de création, réception, carrière de l’oeuvre), esthétique (théâtrale et musicale) et/ou replacées dans le contexte général de la programmation et des commandes de la Péniche-Opéra et de ses partenaires.
Par ailleurs, la Péniche-Opéra a également très vite ouvert sa scène aux re-créations d’ouvrages lyriques oubliés, depuis Le Mariage forcé de Charpentier en 1988 jusqu’à L’ivrogne corrigé de Gluck en 2011, sans oublier Le Toréador d’Adam, Le Roi Pausole d’Honegger, Le Vin herbé de Franck Martin ou La Colombe de Gounod entre autres redécouvertes. Une occasion de retracer l’histoire de ces ouvrages, le contexte et les partis pris de leur reprise à la Péniche Opéra.

La journée d’étude de Paris sera consacrée à la question de la citoyenneté dans les projets artistiques et dans l’action culturelle de la Péniche Opéra.

On y examinera les œuvres à résonance politique comme Actualité, Mahagonny, El Cimarron, Wozzeck, Chantier Woyzeck, mais aussi les actions de la compagnie dans les territoires et auprès des publics, comme les tournées (Paris-Berlin en 1985, Paris-Prague en 1990 dans le cadre du bicentenaire de la Révolution française, Paris-Magdebourg en 1993, Paris-Maubeuge en 2000), de même que les résidences artistiques et les partenariats dans des structures à forts enjeux sociaux (Maison de la Culture de Grenoble, Opéra de Toulon, Fontainebleau et le sud Seine et Marne, Vitry-sur-Seine).
L’étude des archives artistiques comme celle des archives institutionnelles contribuera à déterminer la place de la Péniche Opéra dans le panorama artistique des « années Lang », puis des différentes politiques culturelles qui leur ont succédé.

 

Recherche

Menu principal

Haut de page