Colloque : Lettres, plumes et pinceaux. Représentations croisées du geste épistolaire dans la Littérature, les Beaux-Arts et les pratiques quotidiennes (Antiquité-XXIe siècle)

• 26-27 septembre 2019

• Limoges

• Colloque organisé par les laboratoires EHIC et Criham – Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’Université de Limoges, avec le soutien scientifique de l’AIRE, Association Interdisciplinaire de Recherche sur l’Épistolaire, sous la coordination d’Odile Richard-Pauchet (EHIC / Université de Limoges) et Albrecht Burkardt (Criham / Université de Limoges).

 

Présentation

Ce colloque interdisciplinaire Texte/Image, ouvert à la Littérature, l’Histoire, l’Histoire de l’Art et la Sociologie, se donne pour mission d’interroger, dans sa complexité et son évolution, le geste
épistolaire (lire, écrire une lettre) à travers ses représentations historiques, plastiques et littéraires.

On connaît, à certaines époques, les représentations iconographiques quasi sacrées de scribes ou de moines copistes. Les représentations picturales d’épistoliers et d’épistolières sont plus nombreuses à l’âge classique, en particulier dans la peinture hollandaise, où hommes et femmes, dans un cadre privé, sont représentés recevant, manipulant, écrivant et lisant des lettres (voir Jean Leymarie, L’Esprit de la lettre dans la peinture, Skira, 1967, ainsi que les études iconographiques proposées à partir de ses couvertures par la revue de l’AIRE, Épistolaire).

Quelle place les arts de la représentation en général (y compris la photographie, le cinéma…) font-ils à la mise en scène du geste de réception, de lecture, d’écriture d’une lettre ? Mais aussi dans quelles correspondances, quels romans, épistolaires en particulier, poèmes, textes dramatiques, ce geste est-il décrit, mis en scène ou valorisé ? Avec quelles significations ?

Dans ces types de représentations, quelle est la place de la femme par rapport à celle l’homme ? (Michèle Bocquillon, L’empreinte et l’éclat. La lettre d’amour et l’amour de la lettre dans la
littérature et la peinture du XVIIIe siècle, Aléas, 2010).

Qu’en est-il des représentations d’écrivains, d’écrivaines que l’on devine parfois sous les représentations épistolaires ? L’ouvrage, le roman en train de s’écrire ne se déchiffre-t-il pas sous
l’apparence du feuillet ? Nous pensons au portrait ambigu par Van Loo de Denis Diderot, épistolier sûrement, mais déjà écrivain et philosophe confirmé, la main à la plume posée sur un feuillet plié en deux non identifiable (1767), ou encore à l’étrange « Buste d’homme écrivant », de Pablo Picasso (1971). Certains portraits d’écrivain(e)s ne naissent-ils pas de représentations épistolaires devenues topiques, et selon quels processus ?

Le colloque cherchera enfin à confronter ces différentes interrogations au témoignage d’autres sources, fréquentées davantage par les historiens, et relevant de la pratique du même geste épistolaire, vécu au quotidien, avec ses accessoires spécifiques.
Nous invitons les intervenants à évoquer à travers les âges toutes ces représentations, qu’elles émanent de peintres, de sculpteurs, de graveurs et d’autres plasticiens, ou bien d’écrivains, poètes, romanciers, qui mettent en lumière le geste épistolaire dans sa fécondité, son mystère et sa valeur iconique.

 

Comité scientifique

– Katalin Bartha-Kovács (CLARE, Université de Szeged) ;
Alexandra Beauchamp (Criham, Université de Limoges),
Albrecht Burkardt (Criham, Université de Limoges),
Vincent Cousseau (Criham, Université de Limoges) ;
– Brigitte Diaz (LASLAR, Université de Caen) ;
– Nathalie Ferrand (CNRS, ENS) ;
– Éric Francalanza (CECJI, Université de Brest)
– Daniela Gallo-Sénéchal (CRUHL, Université de Lorraine) ;
– Alain Kerhervé (CECJI, Université de Brest) ;
– Nathalie Kremer (FIRL, Université de la Sorbonne Nouvelle-Paris 3) ;
– Élisabeth Lavezzi (CELLAM, Université de Rennes 2) ;
– Bénédicte Obitz (POLEN Orléans, Université du Mans) ;
– Élise Pavy-Guilbert (CLARE, Université Bordeaux-Montaigne) ;
– Odile Richard-Pauchet (EHIC, Université de Limoges).

 

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