Julien Gaillard

Doctorant en Histoire contemporaine – Université de Poitiers

 

Formation

Expériences professionnelles

Thèse en cours : La tuberculose au prisme des émotions dans les sanatoriums des années 1910 aux années 1940

Autres activités de recherche

Principales thématiques de recherche : histoire de la médecine | histoire des émotions, des mentalités | histoire des représentations et des discours

Période : XXe siècle

 

À consulter
CV de Julien Gaillard

 


Formation

 

– 2015 – Diplôme Universitaire Histoire de la médecine, Université Paris Descartes. Mention Très Bien.
– 2014 – Diplôme Universitaire Archive et métiers d’archives, Université de Poitiers. Mention Assez Bien.
– 2014 – Master 2 Recherche en Histoire, spécialité Mondes modernes et contemporains, Université de Poitiers. Mention Très Bien.
Mémoire : Le charlatanisme médical de 1803 à 1906. L’exemple de la Vienne, sous la direction de M. Jérôme Grévy.
Retenu dans la liste finale pour le prix d’Histoire du XIXe siècle dans la Revue d’Histoire du XIXe siècle – résumé dans la rubrique « Lauréat » de la revue électronique Tierce.
– 2013 – Master 1 Recherche en Histoire, spécialité Mondes modernes et contemporains, Université de Poitiers. Mention Très Bien.
Mémoire : Médecins, médecine et société. La médicalisation dans le Poitou au XIXe siècle, sous la direction de M. Jérôme Grévy.
– 2012 – Licence d’Histoire, Université de Poitiers. Mention Assez Bien.
– 2009 – PCEM 1 et préparation aux concours de Kinésithérapie.
– 2005 – Baccalauréat scientifique, Lycée Bernard-Palissy à Saintes. Mention Assez Bien.

 


Expériences professionnelles

 

– Novembre 2016 – mai 2017 – Chargé de missions en sciences humaines et arts au CHU, service Recherche et Innovation.
– Septembre 2016 – avril 2017 – Chargé de TD à l’École Nationale de Protection Judiciaire de la Jeunesse à Roubaix.
– Mars 2015 – avril 2016 – Stage au laboratoire du Criham, Université de Poitiers. Classement des mémoires thèses et habilitations de recherche et création d’une base de données, sous la direction de Guillaume Bourgeois et Thierry Sauzeau.
– Mai 2014 – Stage aux Archives de Châtellerault, sous la direction de Pascal Borderieux.

 

Autres responsabilités

– Représentant des doctorants du Criham

 


Thèse en cours

 

Intitulé déposé : La tuberculose au prisme des émotions dans les sanatoriums des années 1910 aux années 1940

Directeur : Frédéric Chauvaud (Criham, Université de Poitiers)

Date de dépôt du sujet : 2015

Date prévisible de la soutenance : 2018

 

Présentation du thème de recherche

Les temps anciens ont vécu la peste, notre siècle le SIDA et le cancer, les XIXe-XXe (jusqu’à la moitié) ont subi la tuberculose aux côtés de la syphilis et du choléra. Du début XIXe, découverte de l’unicité de la tuberculose par Laennec, à la découverte des antibiotiques dans les années 1940 s’écrit une histoire médicale à la fois riche et défaillante : la médecine semble être dans l’incapacité de guérir les tuberculeux. Une mythologie foisonnante apparaît dans la période romantique jusqu’aux années 1940 qui révèle les peurs, les angoisses, les rêves et les phantasmes d’une société. D’abord variété d’un mal de vivre la tuberculose semble proche du spleen pour lentement laisser sa place à l’angoisse épidémique.

L’objectif et l’intérêt de cette thèse n’est pas de faire une histoire de la tuberculose mais bien de renouveler l’approche de la maladie et des malades , l’interaction médecin et de son patient, afin de mieux comprendre la vie du malade dans une aire médicale qui semble aux marges de la société formant un microcosme : le sanatorium. Loin de ces figures romanesques, la fascination cède la place aux peurs, aux angoisses de la contagion. Le mal, logé dans ses rues sordides, ses taudis, ses lieux insalubres, prolifère. La guerre contre la tuberculose sert de support à la mise en place d’un pouvoir disciplinaire, un réseau de surveillance sanitaire et hygiénique des individus au sein du sanatorium. L’expérience au sein de ce dispositif est singulière, si on en sort on ne revient plus dans la vie « ordinaire » que l’on pouvait avoir avant la maladie. De la prise de conscience d’être malade à la vie du tuberculeux c’est une véritable traversée d’émotions. À travers cette étude qui s’inscrit dans une démarche compréhensive est déceler les conditions de vie des tuberculeux, leurs activités, leurs lieux de séjour (sanatorium, dispensaire, hôpitaux) qu’il convient alors d’appréhender. Le personnel médical (médecin, infirmière-visiteuse) mais aussi l’entourage du malade ainsi que le malade lui-même ont laissé des traces, des documents donnant les traces de leurs activités, leurs façons de vivre dans un espace particulier, formant une communauté singulière.

Notre démarche qui vise à observer les manières, les gestes, les pratiques et les émotions au sein de cette vie communautaire, s’inscrit dans une histoire à la croisée de la maladie, des mentalités et des émotions. Permettant ainsi de donner des éléments de compréhension d’une construction d’une identité, celle du malade, des ses droits qui évoluent en parallèle d’une prise en compte lente et progressive d’une parole du malade qui semble se faire oublier.

 


Autres activités de recherche

 

Articles

– « Quand le corps malade parle. L’expérience tuberculeuse, une traversée d’émotion », in Le corps défaillant, à paraître.

 

Organisation de journées d’études

– Co-organisateur de la journée d’études La mort en Europe du XVIIe au XXIe siècle. Représentations, rites et usages, Poitiers, mai 2016.

 

Communications lors de colloques

– « L’histoire des relations de santé », 84e Congrès international de l’ACFAS à l’UQAM, Université du Québec à Montréal, mai 2016.

 

Valorisation

– Participation à l’exposition 1 femme sur 3. Les violences faites aux femmes d’hier à aujourd’hui, octobre 2016.

– Participation à l’exposition Société réelles, société rêvées : une histoire de l’utopie, panneau « Utopie d’éternité. La médecine et la réanimation après la mort », 2014.