Journée d’études : Le métier de l’architecte au XVIIIe siècle

• 11 mai 2017

• Université de Paris-Nanterre
Nanterre, 200 Av. de la République

• Journée d’études organisée dans le cadre du master Histoire de l’art de l’Université de Paris Nanterre et du master Civilisation, Histoire, Patrimoine, Sources – spécialité Mondes modernes et contemporains – de l’Université de Poitiers, sous la coordination de Dominique Massounie (maître de conférences à l’Université de Paris Nanterre), Yvon Plouzennec (doctorant à l’Université de Paris-Sorbonne – ATER à l’Université de Poitiers), Emmanuel Château-Dutier, professeur-adjoint à l’université de Montréal et Marie-Luce Pujalte-Fraysse (maître de conférences à l’Université de Poitiers).

• Ouvert à tous les étudiants

 

Présentation

Cette journée d’études fait suite aux tables-rondes organisées sur la même thématique les 24 février, 17 mars et 28 avril 2017.

Elle permettra d’approfondir certains sujets évoqués lors de ces rencontres et d’aborder d’autres sujets liés aux thématiques suivantes :
> 
L’architecte sur le terrain : de l’agence au chantier, entre hommes de l’art et techniciens. De la création des plans à la réception des travaux, quels sont les rapports entre l’inventeur et ses collaborateurs, qu’ils soient dessinateurs, inspecteurs, ingénieurs, entrepreneurs ou décorateurs ?

> La carrière de l’architecte : stratégies, alliances, réseaux, publicité, fonctions. De la période de formation à la fin de la carrière, à quels enjeux l’architecte doit-il faire face pour obtenir commandes et honneurs ?

La durée des communications est fixée à 20 minutes.

 

Argumentaire

« Un sujet comme le nôtre est inépuisable et chaque génération pose sur le passé des interrogations nouvelles. Beaucoup de questions restent en suspens et attendent la réponse des chercheurs à venir » [1], Michel Gallet.

Depuis la fin des années 1970, plusieurs études monographiques ainsi que des actes de colloques ont permis de mettre en lumière la vie et la carrière de quelques architectes du XVIIIe siècle : Charles de Wailly (1979), Claude-Nicolas Ledoux (1980, 1990, 2000), Jacques-Germain Soufflot (1980, 2004, 2015), Alexandre-Théodore Brongniart (1986), Germain Boffrand (1986), la famille Gabriel (2004), Victor Louis (2009) ou encore Jean-François-Thérèse Chalgrin (2016). En 2006, Claude Mignot observait que ces études permettaient désormais de mener des « enquêtes de plus en plus précises sur la formation des architectes, leurs bibliothèques, les processus d’invention, leurs relations avec les commanditaires d’un côté, les entrepreneurs et ouvriers de l’autre » [2].

Le chantier et le milieu de la construction constituent en effet deux sujets dont les historiens des techniques et du droit se sont emparés depuis quelques années. Leurs recherches ont déjà donné des résultats en ce qui concerne la période médiévale, notamment les travaux d’Odette Chapelot, parmi lesquels on peut citer le colloque « Du projet au chantier. Maîtres d’ouvrage et maîtres d’œuvre aux XIVe – XVIe siècles » organisé à Vincennes en 1998. Pour la période moderne et contemporaine, les deux premiers congrès de l’Association Francophone d’Histoire de la Construction, organisés à Paris (2008) et à Lyon (2014), ont eux aussi permis d’explorer de nombreuses thématiques liées à l’univers professionnel de l’architecte (matériaux, processus de construction, chantier, droit et économie, métiers et acteurs, circulation des savoirs…).

Plus spécifiquement, le programme de recherche de l’INHA « Le livre d’architecture (1512-1914) » ainsi que les colloques « Ledoux et le livre d’architecture en français » (Massounie, Rabreau – 2004), « Les avatars de la “litterature” technique » (Garric, Nègre, Thomine – 2005) et « Le livre et l’architecte » (Garric, Thibault, Thomine-Berrada – 2008) ont permis de faire le point sur les relations complexes et fructueuses qui se sont établies depuis la période moderne entre l’architecture et l’imprimé.

Dans la lignée de cette dynamique, l’objet de cette journée d’études sera de questionner les différentes facettes du métier d’architecte en se concentrant spécifiquement sur le XVIIIe siècle. Le but sera de mettre en perspective les cas individuels en s’affranchissant des frontières entre vie privée et vie publique.

 

Notes :

[1] Michel Gallet, Les architectes parisiens du XVIIIe siècle. Dictionnaire biographique et critique, Paris, Mengès, 1995, p. 20.

[2] Claude Mignot, « La monographie d’architecte à l’époque moderne en France et en Italie : esquisse d’historiographie comparée. », Perspective – Actualité de la recherche en histoire de l’art, numéro 4, 2006, p. 633

 

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