Désert : La frontière méridionale du Maghreb à l’époque antique et médiévale

• Programme PHC Maghreb coordonné par Stéphanie Guédon (université de Limoges) – 2016-2019
soutenu par le partenariat du Programme Hubert Curien Maghreb (Ministère des Affaires Étrangères et du Développement International – France, Ministères de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique – Algérie, Maroc, Tunisie). Programme pluriannuel de l’École des hautes études hispaniques et ibériques (Casa de Velázquez, Madrid)

• Partenaires : École des hautes études hispaniques et ibériques (Casa de Velàzquez, Madrid), Institut National des Sciences de l’Archéologie et du Patrimoine (Rabat), Université d’Alger 2, École Nationale de Conservation et de Restauration des Biens culturels (Alger), Université de Tunis 1, Ministère des Affaires Étrangères et du Développement International, Ministères de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

 

Présentation

La bordure saharienne du Maghreb ne forme pas un milieu uniforme. Entre l’Antiquité et la période médiévale, la frontière y apparaît comme un espace mouvant, tantôt zone de contact, tantôt espace de dissidence. Loin d’être figé, son tracé a évolué au cours de l’Empire romain avant d’être fragmenté par la multiplication des pouvoirs en place au Maghreb et les mutations sociales durant la période médiévale. L’arrivée de l’Islam au Maghreb conduit à un déplacement de la frontière vers le sud en lien avec les échanges transsahariens, qui expliquent l’émergence de nouvelles places économiques et politiques dont certaines profitent à ce titre de l’héritage de la période romaine.

Les confins désertiques du Maghreb sont devenus ainsi entre l’Antiquité et le Moyen Âge une frontière majeure du monde méditerranéen, qui permit de faire émerger l’Afrique subsaharienne dans l’histoire de la Méditerranée. L’étude de ce processus, dont les perspectives ouvertes par les études historiques et les missions archéologiques récentes, et la prise en compte de la longue durée, offrent l’opportunité de mieux saisir les spécificités locales et les évolutions historiques régionales, constitue l’axe programmatique du projet.

L’objectif du projet est alors double :

– Contextualiser et confronter les sources textuelles et archéologiques afin d’analyser les mutations et les persistances dans la pratique des échanges sur la longue durée, ainsi que la diversité et les spécificités de l’empreinte territoriale de la frontière en terme d’occupation et de mode de vie.

– À partir de ces données, comprendre plus largement les enjeux revêtus par la notion de frontière en lien avec le milieu désertique et l’espace saharien.